Le secrétaire général du sanctuaire sacré de l’Imam Hussein : la visite de l’Arbaïn est une renaissance spirituelle et humanitaire éternelle qui éveille la conscience mondiale face à l’injustice et à la corruption.
Le secrétaire général du sanctuaire sacré de l’Imam Hussein, M. Hassan Rachid Al-Abayaji, a affirmé que la visite de l’Arbaïn constitue un tournant majeur dans la revivification des rituels husseiniens et dans la commémoration continue de la tragédie douloureuse de Karbala. Il a souligné qu’il s’agit d’une renaissance humanitaire mondiale qui éveille la conscience libre face à l’injustice et à la corruption.
Cette déclaration a été faite lors de son discours prononcé à l’occasion de la quatrième conférence annuelle de lancement du plan médiatique global pour la visite de l’Arbaïn, organisée par l’Autorité des Médias et des Communications dans l’enceinte du sanctuaire sacré de l’Imam Hussein, avec la participation des deux sanctuaires sacrés, husseiniens et abbassiens, ainsi que celle de la province de Karbala.
Dans son allocution, le secrétaire général a déclaré :
« Raviver la visite de l’Arbaïn fait partie des rituels religieux fortement recommandés par les Imams de la Famille du Prophète (paix sur eux). L’Imam Al-Hassan Al-Askari (paix sur lui) a dit : « Les signes du croyant sont au nombre de cinq : la prière de cinquante-et-une unités, la visite de l’Arbaïn, le port de la bague à la main droite, le prosternement sur la terre, et la récitation à haute voix de "Bismillah ar-Rahman ar-Rahim" ».
Il a ajouté que « ce hadith béni confirme la légitimité de la visite de l’Arbaïn et sa profondeur spirituelle. Le 20 Safar représente un moment charnière pour raviver le souvenir du drame de Karbala et les souffrances subies par la Famille du Prophète (paix sur eux) ».
Il a également affirmé que « la visite de l’Arbaïn est indissociable du cortège des captifs ; elle en est le prolongement et un rappel de ce qu’ont enduré les proches de l’Imam Hussein (paix sur lui), enchaînés et contraints de marcher de ville en ville, avec à leur tête l’Imam Zayn Al-Abidin (malgré sa maladie) et sa tante, Dame Zaynab (paix sur eux) ».
Il a rappelé que « les coups de fouet infligés aux captifs, ainsi que la haine manifestée par les soldats de l'autorité omeyyade envers la famille du Prophète (paix sur lui et sa famille), confèrent à la marche vers le sanctuaire de l’Imam Hussein (paix sur lui) lors de l’Arbaïn une dimension particulière, en tant qu’expression de solidarité avec les souffrances des Ahl al-Bayt (paix sur eux) ».
Et d’ajouter : « Le cortège des captifs ne fut pas qu’un événement tragique, mais aussi une révolution médiatique menée par l’Imam As-Sajjad (paix sur lui) et Dame Zaynab Al-Kubra (paix sur elle), qui ébranla le trône de l'oppression omeyyade et dénonça la déviation et la corruption au cœur du pouvoir. Sans la révolution de l’Imam Hussein (paix sur lui), l’islam authentique n’aurait pas survécu jusqu’à nos jours. Et sans le rôle médiatique révolutionnaire de l’Imam As-Sajjad et de Dame Zaynab (paix sur eux), le message de l’Imam Hussein ne serait pas parvenu jusqu’à nous aujourd’hui ».
Il a poursuivi en affirmant que « des millions de visiteurs, de toutes confessions, ethnies et langues, se rassemblent avec un objectif commun et scandent un même slogan : "Ya Hussein", "Par Dieu, nous n’oublierons jamais Hussein", ce qui démontre que la révolution de l’Imam est devenue universelle, touchant les cœurs et les esprits à travers le monde entier ».
Le secrétaire général a adressé une recommandation à tous les participants à la commémoration de l’Arbaïn, en particulier aux professionnels des médias et aux acteurs culturels, en les appelant à s’engager à respecter les directives de la Référence religieuse suprême, à préserver la sacralité des rituels, et à éviter tout comportement susceptible de troubler l’ambiance spirituelle de cette marche de foi.
Il a également appelé à l’activation des principes de réforme, à l’appel au bien et à la lutte contre la corruption et les déviations intellectuelles et comportementales, soulignant que « tous les sacrifices consentis à Karbala visaient à préserver la religion, l’humanité et la dignité ».
Dans un geste humanitaire fort, le secrétaire général a conclu son discours en évoquant le génocide en cours contre le peuple palestinien, perpétré par l’entité sioniste usurpatrice, affirmant que « l’appel de l’Imam Hussein (paix sur lui) "N’y a-t-il donc pas quelqu’un pour nous secourir ?", résonne toujours dans la conscience de la nation ».
Il a enfin lancé un appel à soutenir les habitants de Gaza, qui aujourd’hui implorent à travers la voix de l’Imam Hussein (paix sur lui) et font face aux formes les plus brutales d’injustice et d’agression, affirmant :
« La conscience mondiale est aujourd’hui mise à l’épreuve : défendra-t-elle Gaza ? Et vous, journalistes libres, êtes les leaders de cette manifestation humanitaire, les gardiens de la parole véridique, et les messagers de la justice face à la tyrannie et à la corruption ».